Il était une fois un amoureux de Jazz

Dernière mise à jour : 16 nov.




Jean-Pierre Marielle aimait dire qu’il était un traînard : « un mec qui se balade, qui traîne, qui regarde comme ça… c’est ce que j’aime le plus dans la vie : traîner. »

Et c'est en traînant ses guêtres qu'il aimait découvrir le jazz dans les boîtes plutôt qu’en concert. Celle de Saint-Germain pour écouter Art Blakey ou les club du Vieux Colombier, du Blue Note, du Mars Club.

« C’est ce qui me plaît dans le jazz, le hasard, la musique parfois un peu approximative, mais quand “ça arrive”, c’est vraiment bien. »

Il pouvait s’enfermer plusieurs jours chez lui pour écouter Billie Holiday, Ornette Coleman ou Art Pepper.

Grand amateur et admirateur des musiciens, il disait « nous sommes des fumistes à côté ». Leurs improvisations le bluffait.

Jean-Pierre Marielle croise un autre fan de jazz dans un club, Alain Corneau. Le metteur en scène veut lui proposer le rôle de monsieur de Sainte Colombe, le vieux maître de viole dans ‘Tous les matins du monde’. Jean-Pierre Marielle hésite et Alain Corneau lui dit « Imaginez que vous jouez Lester Young ».

C’est ce qui l’a convaincu de jouer le rôle.


Pour écouter quelques morceaux, je vous propose une playlist imaginaire et presque parfaite de cet acteur au timbre et au rythme si reconnaissable...